Les points importants de la séance du lundi 25 juin 2018

Les points importants de la séance du lundi 25 juin 2018

Urbanisme

On le sait, Infrabel envisage de construire une nouvelle gare à Waterloo, dans le cadre du futur RER. Ce chantier nécessite en parallèle des modifications de voirie, notamment aux embranchements entre la place de la Gare et la rue de la Station, ainsi qu'entre l'avenue des Pâquerettes et respectivement l'avenue des Cèdres, le parking côté Chenois et la rue Bruyère-Saint-Jean, ou encore au niveau du rond-point des Pâquerettes.

Les conseillers communaux ont donc été invités à s'exprimer sur ces modifications.

Le groupe MVW considère que les demandes d'amélioration émises par la CCATM (Commission communale d'Aménagement du Territoire et de la Mobilité) n'ont pas suffisamment été prises en compte. Il regrette notamment que le passage sous voies des piétons et cyclistes n'ait pas été maintenu. Il s'étonne aussi que l'aménagement d'une passerelle pour accéder à la future gare depuis le parking ne soit pas prévu immédiatement.

Ecolo émet de nettes réserves. "Il n'y a pas de réelle réflexion autour des flux de circulation qui seront engendrés vers et autour de la future gare RER, particulièrement pour les modes doux entre le Chenois et le Centre de Waterloo, estime son chef de groupe. L’approbation des modifications de voiries est prématurée, il faut demander à Infrabel de revoir sa copie. Nous craignons que vous ayez subi l’une ou l’autre pression d’Infrabel ou du ministre pour faire avancer le projet."

L'échevin de l'Urbanisme (MR) a rappelé que l'abandon des passages sous les voies datait de 2005. "Concernant la passerelle, il est prématuré de choisir son emplacement car nous ne savons pas encore où elle devra exactement être placée. Nous avons donc demandé de réaliser les travaux préparatoires pour pouvoir l'installer ultérieurement. Plus largement, les services communaux et la CCATM ont établi une série de propositions pour améliorer le cheminement des modes doux, l'aménagement de parkings pour les personnes à mobilité réduite, la création de zones "dépose minute". Toutes nos remarques ont été versées au dossier et nous espérons qu'Infrabel en tiendra compte. Il nous faut maintenant avancer et cette demande d'ouverture de voirie est une première étape."

Un sentiment partagé par la bourgmestre (MR) qui a rappelé que plusieurs ministres de la Mobilité s'étaient heurtés à ce difficile dossier du RER. "De nombreuses Communes ont voulu profiter de ce chantier pour faire financer des tas d'aménagements, ce qui a fait exploser le budget et freiner les travaux. Aujourd'hui, le ministre a pu débloquer un milliard d'euros pour relancer le RER mais il y a une enveloppe stricte à respecter. Nous avons donc fait nos remarques pour améliorer le dossier. On pourrait toujours espérer davantage, mais il faut surtout faire en sorte que le RER voie le jour, c’est ce qu’attendent les Waterlootois pour améliorer nos problèmes de mobilité."

Le point a été approuvé par la majorité MR. MVW et le PS se sont abstenus. Ecolo a voté contre.

En décembre 2016, le Conseil communal avait adopté l'avant-projet du plan communal d'aménagement, dit "PCAR Gare-Infante". L'objectif était de permettre de réviser le plan de secteur, une partie du site se trouvant actuellement en zone industrielle.

"À l'époque, l'urgence s'imposait, a rappelé la bourgmestre.La législation était sur le point de changer et prévoyait de transformer la procédure de PCA en révision partielle du plan de secteur dont seul le Gouvernement wallon aurait la maitrise. Il était fondamental que la Commune garde la main, nous avons donc proposé de voter ce point. Entre-temps, j'ai eu l'occasion de discuter avec divers responsables de la Région wallonne de l'avenir de Waterloo que nous voulons envisager avec une vision globale, à long terme. Je leur ai expliqué que la densité de population était déjà trop importante. Or, un ancien arrêté ministériel du ministre Henry imposait une densité de 45 logements à l'hectare sur ce site, ce qui est énorme. L'arrêt de la procédure permet d'empêcher la création de près de 400 logements au parking Fiat mais aussi la création de 12 000 mètres carrés de logements sur le site actuel de l’Institut des Sacrés-Cœurs. À la place, la Commune envisage de récupérer ce terrain pour y réaliser une zone d’intérêt collectif et, pourquoi pas, d’y installer des infrastructures scolaires et sportives, certaines des nôtres étant vieillissantes."

MVW s'est dit très favorable à l'arrêt de cette procédure, tout en estimant que ce dossier devrait être intégré à un Schéma de développement communal. "Nous espérons également que ce projet nous permettra de préserver non seulement le Bois des Bruyères, mais aussi l'orée du bois et l'intégralité des terres agricoles du triage Sainte-Gertrude."

Cette vision positive est partagée par Écolo qui regrette cependant que les chefs de groupes n'aient pas pu prendre connaissance des projets du Collège avant la tenue du Conseil communal. "Nous avons demandé à de nombreuses reprises d’être tenus au courant de ce dossier. Nous avons de nombreuses questions auxquelles vous n’avez pas le temps de répondre aujourd’hui et dont les réponses ne se trouvent pas dans les documents mis à notre disposition. Vous comprendrez que sans ces informations, nous ne pouvons donner carte blanche au Collège pour avancer."

"Ces questions sont prématurées, a confirmé la bourgmestre. Le timing n'est peut-être pas le meilleur et j'aurais préféré pouvoir en discuter avec vous préalablement, mais nous devons avancer dans ce dossier car l'Institut des Sacrés-Cœurs est à l'étroit dans ses bâtiments du Centre. Ce qui me motive, c'est l'intérêt des jeunes, des enseignants, des parents, et des Waterlootois en général."

Ces points ont été approuvés par le MR, le MVW et le PS. Ecolo a approuvé la suppression du PCA, mais s’est abstenu sur la décision de charger le Collège de l’étude de l’expropriation du site.

Finances

Les comptes annuels communaux de l'exercice 2017 ont été présentés à l'Assemblée. Un boni de 2,2 millions d'euros a été dégagé. Parmi les recettes, on note une hausse de 650 000 euros provenant des centimes additionnels au Précompte immobilier. "Cette augmentation est principalement liée à l'enrôlement des habitations sur le site de Bella Vita", a commenté la bourgmestre.

Côté dépenses, une légère hausse des frais de personnel est remarquée. Les frais de fonctionnement ont, quant à eux, diminué.

Enfin, grâce à divers remboursements, mais aussi à des bas taux d'intérêt et à quelques placements, la charge de la dette est en baisse. "Nos fonds de réserve sont quasiment au même niveau qu'en début de législature puisqu'ils s'élèvent à près de 9 millions d'euros", a poursuivi la bourgmestre.

Écolo a suggéré d'accentuer la prévention afin de réduire les coûts liés à l'élimination des déchets.

Le chef de groupe de MVW a établi une comparaison entre les comptes 2014 et 2017. Il a relevé que les recettes augmentaient moins que les frais de personnel. Il a avancé diverses solutions pour réduire les dépenses, comme s'associer à d'autres Communes pour mutualiser l'achat de certains véhicules, ou pour réaliser des investissements, par exemple via une Régie foncière communale.

La bourgmestre lui a répondu que tous les véhicules communaux étaient utilisés jusqu'en toute fin de vie. Quant à l'échevin des Finances (MR), il a fait remarquer que les hausses en frais de personnel étaient liées à l'indexation des salaires, aux évolutions de carrière et à l'amélioration du niveau de formation des personnes engagées.

Les comptes ont été approuvés par la majorité MR, par Ecolo et le PS. MVW s'est abstenu.

Le compte 2017 du CPAS a également été présenté. Un boni de 180 620 euros a été dégagé. "La dotation communale n'a pas évolué depuis 6 ans, a indiqué le président du CPAS (MR). Nous parvenons cependant à équilibrer notre budget tout en remplissant nos missions et en réalisant certains investissements. Nous avons par exemple à cœur d'améliorer chaque année notre Maison de Repos."

Pour MVW, si l'on tient compte de l'inflation, "on pourrait considérer que la dotation communale est plutôt en baisse."

"Si nous n'avons pas eu besoin de l'augmenter, c'est aussi parce qu'elle était importante à la base, a indiqué la bourgmestre. Quoi qu'il en soit, la Commune a l'obligation de venir en aide au CPAS si le besoin s'en faisait ressentir."

"Nous avons beaucoup travaillé sur la perception des recettes, a surenchéri son président. Grâce à une administration réactive, nous pouvons par exemple réattribuer plus rapidement une chambre qui se libérerait. Aujourd'hui, la dotation communale est donc suffisante."

Le PS s'est notamment interrogé sur une hausse de 2000 euros pour le traitement des mandataires du CPAS. "Elle est probablement liée à une augmentation du nombre de réunions, mais je peux vous assurer que le montant du jeton de présence n'a pas été modifié", a répondu le président.

Suite à une question d'Ecolo sur le devoir du CPAS d'organiser la concertation sociale entre tous les acteurs sociaux à Waterloo, le président a aussi rappelé que le CPAS collaborait avec divers interlocuteurs actifs dans le domaine social à Waterloo.

Le compte du CPAS a été approuvé. Le PS s'est abstenu.

Enfin, les comptes annuels de la Police locale, en boni de 200 000 euros, ont été votés à l'unanimité. À cette occasion, le Chef de corps de la Police locale a fait le bilan de la criminalité à Waterloo. Les chiffres sont globalement en baisse.

Publié le 2 juillet 2018