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Plan Zonal de Sécurité 2020-2025

Le Plan Zonal de Sécurité 2020-2025 a été présenté au Conseil communal de ce lundi 31 août. Mais que contient ce document et comment est-il conçu ? Éléments de réponses avec le commissaire divisionnaire Michel Vandewalle, chef de corps de la Zone de Police de Waterloo.

Même s'il comporte des similitudes, le travail de la Police locale n'est pas le même à Waterloo, Bruxelles ou Charleroi. Chacune s'adapte aux besoins et aux spécificités de son territoire et de sa population. Pour y parvenir, elle établit un Plan Zonal de Sécurité (PZS), sur base d'une analyse approfondie (voir encadré ci-dessous). "Ce n'est évidemment pas un lapin que nous sortons d'un chapeau", commente avec humour Michel Vandewalle, chef de corps de la Zone de Police de Waterloo.

Pour autant, le nouveau PZS ne tranche pas avec son prédécesseur. "Nous travaillons bien évidemment dans la continuité du précédent, même si nous cherchons continuellement à nous adapter et à améliorer ce qui peut l'être", poursuit le commissaire divisionnaire.

Les principaux objectifs qui y sont définis concernent :

  1. Les stupéfiants. "Nous devons assurer une présence visible aux abords immédiats des lieux suspects et interpeller un maximum de consommateurs et de dealers, notamment de rue. On ne peut pas dire que Waterloo soit une plaque tournante de la drogue, mais il peut arriver qu'une maison soit momentanément louée par une petite bande organisée, par exemple pour y faire pousser des plants de cannabis. Nous devons y rester attentifs."
  2. Les vols dans les habitations. "Nous avons enregistré une légère augmentation en 2019, après une forte diminution du nombre de faits les années précédentes. Avec la crise sanitaire, la tendance est à nouveau à la baisse puisque nous avons noté un arrêt brutal du nombre de cambriolages durant le confinement. Nous nous attendons évidemment à une reprise du phénomène dans les prochains mois et nous intensifierons nos actions sur le terrain dans le but de l'endiguer. Nous poursuivrons aussi la sensibilisation des habitants, afin qu'ils prennent des mesures de sécurisation personnelles pour protéger leurs habitations. Enfin, d'un point de vue collectif, nous souhaitons développer les Partenariats Locaux de Prévention (PLP)." Schématiquement, les PLP peuvent être considérés comme une forme saine de "contrôle social" organisé. Ils regroupent les citoyens d’un quartier déterminé et la police, en vue de lutter contre les cambriolages. La mise en place de tels projets demande évidemment du temps. Elle est aussi encadrée sur le plan légal.
  3. Les accidents de circulation. "Le renforcement de la sécurité routière passera par une lutte intensifiée contre l'alcool et la vitesse. Pour ce faire, les contrôles policiers seront mieux ciblés."

Autres points d'attention définis dans ce PZS : les problèmes de stationnement, la lutte contre les nuisances et les incivilités, les atteintes graves à la sécurité publique en général et les violences intrafamiliales.

L'amélioration de la communication vers la population, de la constatation des délits et de la régulation de la circulation automobile y sont aussi affichés, ainsi que la rapidité des interventions. "Même si, d'après les chiffres du Centre d'information et de communication du Brabant wallon, nous avons les services de police les plus rapides de la Province. Il faut dire aussi que nous opérons dans une petite zone géographique."

Les premiers résultats du nouveau PZS sont seront décortiqués avec soin. "Car si nos objectifs couvrent une période de 6 ans, nos plans d'action sont, quant à eux, réadaptés chaque année, conclut Michel Vandewalle. Nous réalisons aussi des monitorings quotidiens afin de réagir le plus rapidement possible aux différents problèmes qui se présentent."

Un travail d'analyse considérable et constructif

 

Long de 82 pages, le Plan Zonal de Sécurité (PZS) est établi sur base d'une analyse multicritères. Elle prend en compte les avis des différentes parties prenantes, à commencer par le Conseil Zonal de Sécurité qui regroupe l'autorité administrative (c'est-à-dire la bourgmestre), l'autorité judiciaire (le procureur du roi), le chef de corps de la Police locale, ainsi le directeur coordinateur et le directeur judiciaire de la Police fédérale.

D'autres sources internes et externes ont alimenté ce document : le travail sur le terrain bien sûr, le système informatique de la police intégrée, une banque nationale de données ou encore les résultats d'un sondage auprès de la population, entre autres éléments.

"Énormément d'habitants de Waterloo ont répondu à cette enquête réalisée en 2018, se réjouit Michel Vandewalle. À en croire les résultats, la qualité de nos services semble être perçue positivement. Il en ressort aussi que nous avons principalement deux points à améliorer : la satisfaction lors du dernier contact avec la police et le temps consacré par les policiers au problème du citoyen. Mais pour tous les autres thèmes, l'indice de satisfaction est au-dessus, voire très au-dessus de la moyenne de l'arrondissement."