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La Commune et "Piste 01, ça suffit", main dans la main contre le survol intempestif de Waterloo

Les habitants de Waterloo et d'autres Communes du Brabant wallon subissent régulièrement les nuisances sonores liées aux atterrissages d'avions sur la piste 01 à Brussels Airport. Cette situation dégrade la qualité de vie de nombreuses personnes. Malgré les multiples interpellations des bourgmestres et des riverains affectés par ces nuisances, les gouvernements successifs peinent à trouver une solution. Quelles en sont les causes ? Comment les autorités tentent-elles de gérer le problème ? Quelles sont les actions envisageables ? En ce mois de mai 2022, nous faisons le point.

L'origine du problème

Le survol de Waterloo s'est accentué depuis 2004 et les mesures prises par le ministre de la Mobilité de l’époque, Bert Anciaux. Son "plan de dispersion des vols" a eu pour effet d'accroître l'utilisation de la piste 01 pour les atterrissages, alors qu'elle n’a officiellement qu’une fonction accessoire. "La piste est utilisée de façon abusive, affirme la bourgmestre Florence Reuter. Cela a été dénoncé dans plusieurs rapports officiels et par des décisions de justice. Waterloo est située dans l'axe de cette piste et depuis le plan du ministre Anciaux, la situation n’a cessé de se dégrader."

Les actions déjà entreprises

L’espace aérien est exclusivement une compétence du Gouvernement fédéral. Au niveau communal, la marge de manœuvre est donc très limitée.
Depuis le début, les autorités communales ont interpellé les ministres de la Mobilité successifs (certains se déplaçant même à Waterloo) et multiplié les contacts avec Philippe Touwaide, le médiateur pour l'aéroport de Bruxelles-National. La Commune travaille aussi en collaboration avec l'association "Piste 01, ça suffit" pour envisager des solutions.
Tous reconnaissent le problème et plusieurs propositions ont été déposées auprès des Gouvernements fédéraux qui se sont succédé depuis 2004. "La balle est dans le camp du ministre fédéral et il faut reconnaître que le dossier est extrêmement sensible, car à l’origine de fortes tensions communautaires", explique la députée-bourgmestre.
Une plateforme de concertation a été créée en septembre dernier afin de réunir tous les protagonistes, en vue de parvenir à un pacte sur l'aéroport et son avenir. Elle réunit des Communes, des associations, ainsi que des acteurs économiques et opérationnels. Florence Reuter y représente les intérêts des Communes du Brabant wallon concernées par les atterrissages en piste 01. À ce titre, elle a soumis une liste de priorités au comité de concertation. Basée notamment sur les propositions du médiateur fédéral, elles peuvent être résumées en 5 points :
1. Une diminution des niveaux de bruit par une révision du système de "quota count" (=quota de bruit maximum) qui n'a plus été mis à jour depuis le 1er juillet 2010, malgré l’arrivée de nouvelles générations d'avions moins bruyants.
2. Une clarification des normes de vent permettant la réduction de l’usage des pistes non préférentielles (dont la piste 01).
3. La suppression des vols de nuit entre 22h et 7h du matin en transférant une partie des activités en journée et/ou vers des aéroports régionaux.
4. La réalisation d'une cartographie ou d'un cadastre du bruit par quartiers et Communes, afin d’établir une vision claire et objective des lieux fortement impactés par les nuisances aériennes.
5. Le contrôle de la gestion du niveau de bruit par une autorité indépendante, et non par l’aéroport lui-même comme c'est le cas aujourd'hui.
Ces divers points seront discutés lors des prochaines réunions de cette plateforme, la suivante étant fixée au 20 juin 2022.

Et à court terme ?

Également députée fédérale, notre bourgmestre a interpellé le ministre compétent au Parlement, afin de l'inciter à trouver une solution d’urgence pour stopper les nuisances, en attendant une décision globale et durable "Des décisions de justice condamnent l’utilisation abusive de la piste 01. Il faut les appliquer. L’arrêt du 22 octobre 2020 de la Cour d’appel de Bruxelles condamne l’État à indemniser 93 familles bruxelloises et à réparer le préjudice commis." Selon le médiateur fédéral, appliquer cet arrêt permettrait de revenir à l’instruction de juillet 2013, ce qui réduirait de moitié l’usage de la piste 01 et par conséquent les nuisances liées aux atterrissages.

Que peuvent faire les habitants ?

Contrairement à la Région de Bruxelles-Capitale, la Région wallonne n'a pas de décret instaurant un plafond sonore sur son territoire, plus communément appelé "arrêté bruit". La Commune ne dispose donc pas d'une base légale pour entamer une procédure en justice. En revanche, des riverains peuvent intenter une action contre l'utilisation abusive de la piste 01.
Plus près de nous, l'association "Piste 01, ça suffit", coordonnée par le Waterlootois Charles Sohet, défend les intérêts des habitants de Waterloo et du Brabant wallon. Avec l'appui de la Commune, elle peut, elle aussi, introduire une action en justice et accompagner les riverains dans cette démarche. N'hésitez pas à prendre contact avec elle ou à vous informer, via les coordonnées ci-dessous. Plus nombreux seront ses membres, plus forte sera l’association qui peut, depuis le début, compter sur le soutien de la Commune de Waterloo.